C’EST DOUX
Publié le 06/05/2025 | L'Alsace en famille , L'édito

Il fait beau de notre côté de l’hémisphère, sur notre belle planète ronde.
Et si les colonies sur Mars en font rêver plus d’un, en attendant, été comme hiver, on est bien tous obligés de cohabiter sur cette boule flottante, au rythme des saisons et des autres qui composent nos vies (et au rythme du marché mondial accessoirement, mais il est moins irrévocable que les saisons et les gens).
En 1795, Emmanuel Kant dans son essai Vers la paix perpétuelle, fait (à peu près…) le même constat. On y reviendra dans le Grand angle de ce numéro, mais comme le titre de son livre l’indique, il en conclut, pour aller vite, que notre condition humaine (tous piégés sur une planète sphérique dans le grand univers) nous amène donc par nature à partager nos bouts de terre sans trop nous mettre sur la tronche. Et cela passe par l’hospitalité, comme règle de conduite éthique de l’humanité.
Des règles d’hospitalité ont existé et existent encore à foison, à travers toutes les époques et toutes les cultures – on en parle notamment dans notre rubrique À table, car inviter les autres à sa table et manger ensemble, c’est le premier geste d’accueil. Nos sociétés modernes, et plus particulièrement urbaines, se sont-elles affranchies de certaines traditions culturelles hospitalières ? on peut à minima se demander : c’est quoi, accueillir, en 2025 ? Comment accueille-t-on et à quelles échelles ? Quelle est la différence entre l’accueil dans l’intime, chez soi, et l’accueil dans l’espace public, dans les institutions, les structures publiques ?
Car accueillir, c’est ouvrir. Et être accueilli, c’est franchir un seuil. Cela suppose des deux parties concernées de savoir donner et savoir recevoir. Or, pour donner et recevoir, il faut accepter de se mettre dans une position de vulnérabilité. Et ça demande du courage. Savoir rire avec l’autre et savoir rire de soi sont déjà des actes de générosité qui prédisposent à l’accueil.
Il y a aussi Emmanuel Levinas qui écrivait : « Autrui qui se révèle précisément – et de par son altérité – non point dans un choc négateur du moi mais comme le phénomène originel de la douceur ». Je ne suis jamais sûre de comprendre quoi que ce soit à ce qu’écrit Levinas, mais j’aime beaucoup cette phrase. Je la comprends ainsi : l’existence de l’autre ne nie pas la nôtre, c’est au contraire quand nous osons la rencontre avec l’autre que nous pouvons faire l’expérience de la douceur. Vous pouvez nous écrire si vous comprenez autre chose, on adorerait ça ici !
Lucie Olivier
Illustration : Claire Perret
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