ÊTRE(S) ENSEMBLE
Publié le 12/11/2024 | Billet d'humeur

En lisant l’édito de Lucie je me disais qu’en ce moment, dans ma vie, résister c’est prendre de la distance. Ne pas appréhender ce qui me met à mal depuis plus ou moins longtemps de façon frontale.
C’est me muscler l’optimisme, c’est m’exercer l’amour, c’est me booster l’évasion.
Je constate que ma réaction aux crises géopolitiques et environnementales qui secouent le monde, aux crises sociétales qui nous divisent, à la crise d’adolescence de ma fille et à ma crise de la cinquantaine est de m’ouvrir à l’amour.
J’ai un impérieux désir d’aimer et d’être aimée en retour. Un intense besoin de connexion et de partage. Et la nécessité de rendre tout cela follement créatif.
Je me sens percer mon plafond de verre émotionnel, m’offrir des horizons, opérer une mue.
Je me sens une plante qui jaillit du béton et qui, de façon tout à fait inattendue, se trouve face à une congénère.
Je me sens éthérée, affranchie de gravité(s), et pourtant si substantielle, ancrée dans ce monde qui gronde.
Probablement un processus de résistance, un élan de vie, un espace où puiser de la force, peut-être pour imaginer d’autres façons d’être et être(s) ensemble.
Mais peut-être aussi une libération qui opère quelquefois lorsqu’on ne trouve plus la force de résister et que la seule issue est de lâcher prise.
Ne dit-on pas que quand le monde s’effondre l’Amour est notre refuge ?
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