Maxime
Publié le 31/12/2019 | Billet d'humeur
J’ai si mal.
Un jour sombre tu m’as écrit : « aujourd’hui je me suis lavé avec mes larmes ». Depuis une semaine les miennes n’arrivent pas à lessiver la noirceur de ma peine.
Maxime, tu es tellement vivant que je n’ai jamais envisagé ta mort.
Depuis toutes ces années tu me parles des gens qui t’entourent, de ceux que tu aimes, sans que je ne les rencontre. De la même façon tu n’as jamais approché mon monde, à l’exception de ma fille, quelques instants, et un copain, loin d’ici.
Les gens qui me connaissent savent que tu existes, mais la place que tu as dans ma vie, ils ne la soupçonnent pas. Tu es mon jardin secret. Luxuriant. Effrontément ardent.
Notre relation est « hors sol », apatride. Tu as mis ton univers à ma portée au travers de ton seul regard. Aussi, depuis que tes yeux sont définitivement fermés, j’ai le sentiment que tu as été arraché à ma vie. C’est un vertige.
Il y a cinq ans, j’écrivais sur toi, ici. J’évoquais notre rencontre : une échappée belle.
Ta poésie, tes insolences, ton humanité sauvage ont déclenché une ruée de beautés vers ma vie. À ton contact je me suis ré-enchantée.
Sans presque jamais se voir nous ne nous sommes plus quittés des yeux, du cœur. Tu souhaitais me retrouver, j’esquivais. Sans doute la peur de trop t’aimer. La nécessité de garder une distance suffisante. Sans quoi je n’aurai pas réussi à partager sincèrement avec toi le bonheur de cette famille que tu venais de fonder.
Il y a trois semaines tu me disais : pourquoi c’est toujours moi qui t’appelle ? Aujourd’hui je sais que je ne recevrai plus de messages, de coups de fil ou de lettres de toi.
Alors j’irai rencontrer tes proches à Chamonix, ta compagne, ton fils. J’ai tant besoin de te revoir dans leurs yeux, de te re-sentir dans leurs bras.
Ils m’attendant, ils me l’ont dit et je leur en suis si reconnaissante.
Maxime je t’aime, ça tu le sais déjà, mais aujourd’hui mon monde est moins beau sans toi.
Mais encore
Nous sommes fin décembre et à la différence des autres années je n’éprouve ni réelle excitation ni soulagement à…
Un trop plein de réalités ?
Dans son Grand Angle, Lucie, notre rédactrice en chef, nous parle des « mauvaises » herbes. De leur vivacité, leur…
Le billet de Valérie Dietrich : PARFOIS
Il y a des jours où je me sens démunie, perdue, abattue. Des jours où je me demande pourquoi cette…
ELLE ET MOI
L’été pointe le bout de son nez et pour la première fois j’ai programmé à l’avance cinq jours pour changer…
Coquillages et crustacés
Des fois, c’est un dimanche gris et sans lumière et pourtant on se sent tellement bien chez soi, sur un…
DES FOIS
LE MONDE DE DEMAIN Dans son édito Lucie évoque la part de déraison nécessaire au maintien d’un journal papier dans…
LE BILLET DE VALÉRIE DIETRICH
Jouer est une véritable passion pour moi. Non pas jouer à un jeu de société, de cartes, de plateau ou…
DIS, ON JOUE ?
Au moment où j’écris ces quelques lignes il fait gris, froid. Comme chaque année à cette époque, je rêve le…
À CORPS PERDU ?
Quand au moment de la préparation de ce numéro Lucie nous a invités à nous questionner sur l’hospitalité, j’ai immédiatement…
À MES TANTES,
PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS Pour certains, la forêt est un lieu sécurisant, loin de la ville et de ses tumultes….
Le billet de Valérie Dietrich : PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS
Décalage
Quand la folie du politiquement correct aura transformé notre monde en champ aseptisé et les enfants en produits pasteurisés, le…
Des comptines belles et rebelles
L’édito de Valérie Dietrich Paru dans Bibouille #68 Depuis ma sortie de cette période de l’enfance où je me…
Questions de fille(s)
Pour moi, Noël ça représente plein de choses… C’est là que vous allez me dire : les cadeaux, le sapin…
Le billet de de le fifille de Valérie Dietrich : NOËL À MA FAÇON
Après avoir essayé de vous convaincre de mettre vos enfants au repos, le professeur s’intéresse de plus près au mot…
Une partition mouvementée
Salut, Je suis la fille de Valérie qui écrit habituellement ce billet d’humeur. D’ailleurs quand ma mère me lit les…
Le billet de la fille de Valérie Dietrich
En matière d’éducation, il est toujours dangereux d’écouter la parole d’un professeur, aussi Ouille fut-il. Car élever des enfants revient…
Tous ces « faut-il ? »
– Dépêche-toi de finir ton petit déjeuner, ton goûter, ton dîner. – Dépêche-toi de faire tes devoirs, de ranger ta…


