Épilogue ?
Publié le 17/06/2021 | Billet d'humeur
Le 8 mars dernier, ma fille a repris les cours le cœur lourd.
Retour au collège après une trêve de presque un mois : quinze jours d’isolement parce que cas contact, et quinze jours de congés.
Le week-end qui a précédé cette rentrée ses nuits ont recommencé à être plus agitées. Le mal de ventre est réapparu.
Deux mois plus tôt nous avions monté un dossier pour dénoncer son harcèlement.
C’est une amie qui m’a donné la force de le faire et m’a accompagnée à chaque étape. J’en profite d’ailleurs pour la remercier.
Cette guerre des nerfs et des émotions qui durait depuis un an et demi avait eu raison de ma combativité.
Avec son soutien nous avons adressé un dossier méticuleusement documenté à l’inspection académique pour témoigner de ce que vivait ma fille, et demander de l’aide.
Une fois mon courrier réceptionné j’ai eu deux interlocutrices. Les deux étaient réellement à l’écoute et bienveillantes. Comme cela nous a fait du bien !
Nous avons balayé ensemble les différentes possibilités :
1. Maintien dans son établissement avec en support l’Académie qui viendrait superviser l’évolution de la situation. Mais comme il s’agit d’un collège privé la marge de manœuvre était réduite.
2. Changement d’établissement pour intégrer son collège de secteur. Mais, et il y avait encore un « mais » : le collège de secteur n’était pas forcément accessible pour une question de places disponibles.
Sur le coup ça été un peu la douche froide.
Ces démarches pouvaient donc se solder par (encore) un autre changement de quartier et (encore) aucune connaissance dans l’établissement.
Ma fille et moi ne rêvions que d’une chose : qu’elle revienne dans son quartier, entourée de ses amis.
Ce lundi 8 mars donc, toutes ces questions étaient encore en suspens.
Dans l’intervalle, son collège avait également dû réceptionner la plainte transmise par l’inspection académique. J’avais moi aussi mal au ventre, comme trop souvent ces derniers temps.
Ainsi elle n’était pas ma joie quand, en début d’après-midi, cinq minutes avant de démarrer une visio, je reçois un coup de fil :
– Madame Dietrich, c’est votre collège de secteur. Nous avons eu un courrier de l’Inspection académique qui nous demande d’intégrer votre fille dans notre établissement
– C’est vrai ???? Quand ???? Je suis hyper contente !!!
– Elle peut commencer demain matin.
J’ai tant bien que mal tenté de rester concentrée pendant ma visio.
Puis j’ai foncé au collège de ma fille pour lui annoncer la nouvelle dès sa sortie des cours. Elle a versé une larme, puis nous sommes parties sans nous retourner.
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