LE CROISSANT

Divinement beau, délicieusement bon, de lune ou feuilleté, le croissant nous ravit depuis longtemps.
Coup fourré
Fascinés, les Humains divinisent l’astre lunaire en Égypte, en Mésopotamie, comme dans la Rome antique ou au Japon. Quand Philippe II de Macédoine tente de s’emparer de nuit de Byzance au IVe siècle, un rayon de lune le trahit. Les Byzantins y voient l’intervention protectrice de leur déesse Hécate, symbolisée par une étoile et un croissant. Les Kökturcs, puis les Turcs en conserveront les images jusqu’à leur islamisation. Devenu symbole national, le croissant accompagnera l’Empire Ottoman dans son expansion européenne.
Bonne pâte
Selon les sources, depuis le XIIIe siècle, en Hongrie et en Autriche, on déguste le « kiffli » ou « kipferl », sorte de pâte à pain façonnée en croissant et dont la recette initiale, n’est pas conservée. Par ailleurs, on y confectionne aussi pour Noël de petits bis- cuits vanillés de forme identique. Mêlés de poudre d’amande, ils ressemblent aux « cornes de gazelles » marocaines ou aux « boussou la tmessou » algériens ; mais les recettes diffèrent. En France, au XVIe siècle, à la table du roi, on aurait servi une quarantaine de pâtisseries en forme de croissant pour célébrer l’alliance signée entre Soliman le Magnifique et François 1er.
Héroïque
En 1683, les Ottomans creusent, à la faveur de la nuit, des galeries sous les remparts, pour pénétrer Vienne assiégée. Mais un ou des boulangers les entendent et les signalent aux gardes. Grâce à eux, les alliés Autrichiens et Polonais triomphent des Ottomans. Célébrant cette victoire, les artisans viennois confectionnent dès lors des pains en forme de « Hörnchen », petites cornes.
Emblème national
Introduit par Marie-Antoinette d’Autriche à la cour du roi de France, le croissant devient célèbre grâce aux Viennois August Zang et Ernest Schwarzer qui s’associent pour ouvrir une Boulangerie à Paris fin des années 1830. Ils y commercialisent, entre- autre, le « Kipferl » et « Kaiserkemmel » produits par d’authentiques artisans viennois qui formeront de nombreux boulangers français. Dans les années 1920, les pâtissiers parisiens enrichissent le croissant-petit-pain-au-lait des boulangers, d’une base de pâte feuilletée. Notre croissant national est né !
La recette
Les « Klipferl »
Christophe Felder est un pâtissier alsacien qui exerça longtemps son art chez Fauchon et au Crillon à Paris. Voici sa fameuse recette des « Klipferl ». Si vous souhaitez en goûter davantage, rendez-vous chez « les pÂtissiers » à Mutzig. Sinon, découvrez ses livres aux éditions de La Martinière.
Ingrédients
35 g de sucre semoule, 1⁄2 c. à c. d’extrait de vanille ou vanille liquide, 1 gousse de vanille, 120 g de beurre mou, 140 g de farine, 60 g de poudre d’amande
Pour l’enrobage
60 g de sucre glace, 30 g de sucre semoule, 2 sachets de sucre vanillé
À vos tabliers !
Préchauffer le four à 170°C.
Mixer le sucre semoule et la gousse de vanille. Dans un saladier, mélanger le sucre vanillé avec le beurre mou, la farine, la poudre d’amande et la vanille liquide. Travailler la pâte à la main et former une boule. La couper en 4 morceaux.
Rouler chaque pâton en long boudin puis le découper en morceaux de 2 cm.
Former des « Kipferle » réguliers et les placer sur une plaque légèrement farinée ou une feuille de papier sulfurisé.
Placer au milieu du four avec chaleur haut et bas. Cuire environ 15 mn.
Mélanger sucre glace, sucre semoule et les sachets de sucre vanillé.
Laisser refroidir les « Kipferle » puis les rouler dans le sucre vanillé.
C’est prêt !
Mais encore
Alliant solidarité et écologie, le glanage, pratique ancestrale consistant à récupérer les produits de la terre laissés par les agriculteurs…
GLANAGE ET FEUILLETAGE
Le nom « potimarron » est en réalité une contraction des mots potiron et marron, dont son goût se rapproche….
TOUCHE PAS À MON POTIMARRON
Quelle différence entre une lunch box et son homologue japonais ? Le souci du détail, assurément ! Du sec au…
Ô BENTO
Du thé, on pourrait faire un roman fleuve. On se contentera d’un bon feuillet à l’anglaise ; même s’il faut…
TEA PARTY
Obéir c’est bien, désobéir pour manger sain, c’est mieux… Dans son ouvrage « L’urgence de la désobéissance alimentaire »,…
NON ! JE NE MANGE PAS DE CE PAIN LÀ !
Perdue dans mes pensées, suivant le fil de mes idées, je tente de tisser un nouveau sujet. Que vais-je bien…
HISTOIRES DE FILS
La Ferme RIEDINGER est une institution à Hœrdt, un point de ravitaillement en circuit court bien connu des villages alentours….
Le bon coin de Corinne #99
Association d’intérêt général, SOLAAL Grand Est a pour mission de faciliter et d’organiser les dons des filières agricole et agroalimentaire…
SOLAAL Grand Est
Pour 1 personne Ingrédients 1 Laitue romaine Une cuillère à soupe de petits pois Une cuillère à soupe de pignons…
Salade verte de printemps
CHAUD CACAO, CHAUD CHOCOLAT ! De la cabosse et des fèves au cacao et au chocolat, il faut de nombreuses…
Chocolat chaud
« Au petit marché d’Alsace » propose des fruits, légumes et autres produits régionaux, cultivés par des producteurs locaux… et…
Le bon coin de Corinne : Au petit marché d’Alsace
La compote pommes-poires À vos tabliers… Le secret d’une compote réussie, c’est la cuisson. Pelez pommes et poires à quantité…
La recette
Spécialité culinaire du centre de la France, le pâté aux pommes de terre serait né en 1789, année de grande…
Pâté de pommes de terre creusois
Des goûters aux en-cas en passant par les snacks, bentos, sandwichs ou pique-niques, crus ou cuits, nos repas racontent découvertes…
LE VOYAGE DE LA GAMELLE
Le stand Grimaldi « Il gusto Reale » c’est un peu d’Italie dans nos assiettes. Davide, délivre ses conseils avec…
Le bon coin de Corinne
L’eau Celtic L’eau Celtic est puisée à Niederbronn-les-Bains depuis 1966. Cette eau de source faiblement minéralisée est idéale pour les…
Le bon coin de Corinne
Laissons les rapporteurs de côté et suivons le fil vert d’un légume bien aimé. Mister Bean Certes, le…



